Autrice — Paris & Collioure
« Écrire, c'est restaurer les images effacées par le temps,
comme mon père restaurait les icônes. »
Stéphanie de Hauteville est née à Gdańsk, en 1965. Elle a grandi dans l'atelier de son père, restaurateur d'icônes orthodoxes — une enfance passée au milieu des pigments, des feuilles d'or et des panneaux de bois que l'on rend lentement à la lumière. Sa mère, qui enseignait la littérature française, lui a transmis l'autre langue de sa vie, et le goût d'un ailleurs.
En 1985, elle quitte la Pologne pour la France. Elle s'installe à Paris et adopte le nom sous lequel elle écrit depuis. De ces années-là, elle parle peu : elles ont laissé dans son œuvre une sensibilité durable à l'exil, à la mémoire et à ce qui résiste.
Elle écrit depuis longtemps — d'abord pour elle seule, avec la patience que son père mettait à gratter les vernis anciens : couche après couche, sans hâte, jusqu'à retrouver l'image dessous. La trilogie Tatiana est le premier cycle qu'elle ait choisi de rendre public. Non pas un début, mais une décision : celle de montrer enfin une image qu'elle jugeait prête.
La trilogie Tatiana suit Tatiana, restauratrice d'icônes, dont la vie se tisse entre les Balkans, l'Ukraine et Paris. Un récit sensuel où le désir et la mémoire se superposent comme les strates d'une peinture ancienne, et où l'intime n'est jamais séparé de ce qui a une histoire.
Tatiana, restauratrice d'icônes orthodoxes à Sofia, s'évade pour quatre jours sur la côte bulgare avec Nikolaï, un soldat d'élite ukrainien en permission. Entre les ruelles pavées de Sozopol et une crique secrète aux eaux turquoise, ils vivent une parenthèse sensuelle loin de leurs vies compliquées.
Nouvelle longue (≈ 25 000 mots) — réservé à un public adulte.
Lire sur Amazon →Une journée dérobée au temps. Sur le sable d'une crique bulgare, Tatiana et Nikolaï retrouvent une intimité qu'aucune lettre, aucun écran n'a pu remplacer pendant les mois d'éloignement.
Nouvelle — réservé à un public adulte. Bientôt incluse dans le recueil des sept nouvelles.
Lire sur Amazon →Son écriture est visuelle et précise. Elle décrit une émotion comme on restaure un détail — lentement, en respectant ce qui était là avant. Ses textes offrent plusieurs couches de lecture : le plaisir en surface, et dessous l'exil, la transmission, ce qui demeure. Les étoffes, la lingerie, la peau y tiennent une place réfléchie — une seconde peau qui révèle autant qu'elle dissimule, à l'image des vernis sur une icône.
Deux lettres par semaine : la genèse de mes scènes, mes choix d'écriture, ce que je coupe et pourquoi. Le mardi en accès libre ; le vendredi pour les lectrices proches.
« Ils vivent les vies que je n'ai pas eues. »